(Il est question des femmes, évidemment !)
Le commissionnaire : Toutes, elles sont à foutre dans le même panier. Et on en arrive même un jour à se demander pourquoi on en change !
Daniel : C'est une question qu'on se pose, en effet, au moment où on les quitte, tellement elles se ressemblent à cette minute-là. Ce qui les sauve, c'est qu'elles nous paraissent différentes à l'heure où on les prend.
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vendredi 1 mai 2009
jeudi 30 avril 2009
Mozart (Sacha Guitry)
Madame d'Épinay : Hum... il faut se méfier des sots !
Marie-Anne : Pourquoi dites-vous cela ?
Madame d'Épinay : Parce que les hommes intelligents sont parfois si bêtes !
Marie-Anne : Pourquoi dites-vous cela ?
Madame d'Épinay : Parce que les hommes intelligents sont parfois si bêtes !
mercredi 29 avril 2009
Mon père avait raison (Sacha Guitry)
Le grand père : Bonjour mon petit, je n’oublie pas que je t’ai promis une bicyclette va, malheureusement je n’y pense jamais que quand je te vois mais soit tranquille je n’oublie pas.
Le petit fils : moi non plus grand papa !
Le petit fils : moi non plus grand papa !
mardi 28 avril 2009
Mon père avait raison (Sacha Guitry)
Germaine : Un geste de pitié ne vous tente donc pas ?
Charles : J'ai de la pitié pour ceux qui en sont digne !
Germaine : Le mérite n'est pas grand.
Charles : J'ai de la pitié pour ceux qui en sont digne !
Germaine : Le mérite n'est pas grand.
dimanche 26 avril 2009
Le voyage de Tchong-Li (Sacha Guitry)
Niao : Ne crois-tu pas qu'un jour les femmes seront libres ?
Tchong-Li : Le monde ira bien mal alors !
Niao : Les femmes ne sont pas heureuses.
Tchong-Li : Ce n'est pas ce qu'il faut dire. Il faut dire que les femmes sont malheureuses parce qu'elles croient qu'elles pourraient être heureuses.
Niao : Elles ne le peuvent pas ?
Tchong-Li : Non. Heureusement pour elles. Nous cesserions de les aimer si elles pouvaient être heureuses. Et ce qui les sauve c'est qu'il n'est rien qui soit plus triste au monde que le visage d'une femme qui ne sait pas qu'on la regarde.
Niao : Mais alors tu n'aimes pas les femmes ?
Tchong-Li : Non, en vérité, je ne les aime pas puisque j'en ai le moins possible, c'est-à-dire une seule.
Niao : Mais, celle-là ?
Tchong-Li : Celle-là ?... Celle-là, je l'aime... et je la désire comme si elle était la femme d'un autre !
Tchong-Li : Le monde ira bien mal alors !
Niao : Les femmes ne sont pas heureuses.
Tchong-Li : Ce n'est pas ce qu'il faut dire. Il faut dire que les femmes sont malheureuses parce qu'elles croient qu'elles pourraient être heureuses.
Niao : Elles ne le peuvent pas ?
Tchong-Li : Non. Heureusement pour elles. Nous cesserions de les aimer si elles pouvaient être heureuses. Et ce qui les sauve c'est qu'il n'est rien qui soit plus triste au monde que le visage d'une femme qui ne sait pas qu'on la regarde.
Niao : Mais alors tu n'aimes pas les femmes ?
Tchong-Li : Non, en vérité, je ne les aime pas puisque j'en ai le moins possible, c'est-à-dire une seule.
Niao : Mais, celle-là ?
Tchong-Li : Celle-là ?... Celle-là, je l'aime... et je la désire comme si elle était la femme d'un autre !
Libellés :
* Dialogues,
* Répliques,
Le voyage de Tchong-Li
jeudi 19 février 2009
Bonne Chance
Chez Claude (Sacha Guitry), il est encore endormi. On tambourine à la porte. Le peintre s'éveille, de fort mauvaise humeur.
Claude : Ah ! Ah non ! Zut ! Crotte ! Faudra me laisser dormir à la fin. Entrez !
La porte s'ouvre sur Marie (Jacqueline Delubac), Le ton change aussitôt.
Pardon.
Marie chuchote quelque chose, Claude se met à chuchoter aussi.
Je n'entends pas.
Marie : Nous avons gagné !
Claude : Nous avons gagné !
Marie : Oui !
Claude : Non ! Et qu'est-ce que nous avons gagné ?
(Marie lui montre une sacoche en cuir.)
Oh, une valise !
Marie : Non, le gros lot !
(Claude s'étrangle)
Oui, deux millions ! Oui, oui, oui, deux millions !
Claude : Oh ce n'est pas vrai !
Marie : Si, voici le vôtre.
Claude : Le mien ?
Marie : Évidemment. Le mien je l'ai tout de suite déposé dans une banque. Le vôtre, vous en ferez ce que vous en voudrez.
Claude : Non, là vous êtes... Vous ne penserez pas que je vais accepter de vous un million ! Ah non !
Marie : J'entends bien que vous l'acceptiez. Si vous n'en voulez pas, vous n'avez qu'à le donner à un pauvre. Mais moi je vous jure bien que je ne le remporterai pas. Ah, mais non, par exemple !
Claude : Je vous prie d'emporter ça immédiatement !
Marie : Mais pas pour un million, pas pour tout l'or du monde. Ah, mais non ! J'étais déjà superstitieuse avant de vous connaître, mais depuis le jour où vous m'avez dit « bonne chance », je le suis devenue bien davantage, et si vous refusez ce que je vous dois, je vous jure que ça me porterait malheur. Tout ce que je peux accepter de vous, c'est... la moitié.
Claude (rasséréné) : Ah, la moitié du million.
Marie : Mais non, du billet, c'est-à-dire cinquante francs.
Claude : Je veux bien vous donner cinquante francs mais je ne veux pas accepter un million... ou alors... ou alors...
Marie : Ou alors... ?
Claude : ... ou alors, oh... ou alors, dépensons-le ensemble, oui tous les deux.
Ah, ça serait magnifique et ça serait délicieux...
Marie : Oui, mais c'est que, malheureusement...
Claude : Je sais, je sais.
Marie : Non, vous ne savez pas !
Ils sont face à face et il tient ses mains entre les siennes.
Claude : Si, je sais, je sais. Je sais que vous êtes fiancée, que vous allez vous marier !
Marie : Comment savez-vous cela ?
Claude : Par madame votre mère, trop heureuse de me l'apprendre ! Car elle s'est imaginé, je me demande vraiment pourquoi d'ailleurs, que je vous trouve jolie, que je suis sur le point de vous faire la cour. Seulement je sais aussi que votre fiancé est parti pour faire une période de treize jours. Or, vous savez, vous ne me connaissez pas, mais moi il ne me faut pas beaucoup plus de treize jours... pour dépenser un million. Ah, ça serait délicieux. Et puisque vous en épousez un autre que mois, il serait assez piquant de nous faire ensemble votre voyage de noces.
(Elle refuse en riant.)
Oh si, oh si, oh si, la charrue avant les bœufs, le voyage de noces avant la noce ! On va les faire nous aussi nos treize jours. Je vais vous faire pivoter, vous allez voir ça. On va faire la liste de toutes les choses qu'on a envie de faire, de voir ou de revoir. On va réaliser nos rêves et dans... treize jours, je vous conduirai à la mairie, pardon, à la porte de la mairie, et je vous dirai adieu, en vous souhaitant « bonne chance ». J'aurai dépensé mon million et j'ai déjà l'impression que ce sera le plus merveilleux souvenir de toute mon existence. Naturellement vous voyagerez sous mon nom !
(Marie réagit.)
Ah, les frères et les sœurs ont toujours le même nom de famille, car ce voyage, vous le ferez comme si vous étiez ma petite sœur.
(Changeant de ton)
Seulement, si nous voulons faire ça, il n'y a pas une minute à perdre ! Faut partir demain matin. Seulement, si on veut partir demain matin, il faut qu'on se retrouve ce soir à dix heures et qu'on dîne ensemble, afin d'étudier le plan de notre voyage ! Alors, écoutez-moi, je vous donne rendez-vous à six heures, mettons cinq heures et demie.
(Il la rattrape sur les marches de l'escalier.)
Hé ! Mettons cinq heures, déjà ça va être long de rester jusqu'à cinq heures sans se revoir je parle pour moi alors nous disons cinq heures devant les éléphants !
Marie : Quels éléphants ?
Claude : Ceux de l'Acclimatation. Je choisis les éléphants de préférence aux colibris, parce que de loin ça se voit mieux.
Claude : Ah ! Ah non ! Zut ! Crotte ! Faudra me laisser dormir à la fin. Entrez !
La porte s'ouvre sur Marie (Jacqueline Delubac), Le ton change aussitôt.
Pardon.
Marie chuchote quelque chose, Claude se met à chuchoter aussi.
Je n'entends pas.
Marie : Nous avons gagné !
Claude : Nous avons gagné !
Marie : Oui !
Claude : Non ! Et qu'est-ce que nous avons gagné ?
(Marie lui montre une sacoche en cuir.)
Oh, une valise !
Marie : Non, le gros lot !
(Claude s'étrangle)
Oui, deux millions ! Oui, oui, oui, deux millions !
Claude : Oh ce n'est pas vrai !
Marie : Si, voici le vôtre.
Claude : Le mien ?
Marie : Évidemment. Le mien je l'ai tout de suite déposé dans une banque. Le vôtre, vous en ferez ce que vous en voudrez.
Claude : Non, là vous êtes... Vous ne penserez pas que je vais accepter de vous un million ! Ah non !
Marie : J'entends bien que vous l'acceptiez. Si vous n'en voulez pas, vous n'avez qu'à le donner à un pauvre. Mais moi je vous jure bien que je ne le remporterai pas. Ah, mais non, par exemple !
Claude : Je vous prie d'emporter ça immédiatement !
Marie : Mais pas pour un million, pas pour tout l'or du monde. Ah, mais non ! J'étais déjà superstitieuse avant de vous connaître, mais depuis le jour où vous m'avez dit « bonne chance », je le suis devenue bien davantage, et si vous refusez ce que je vous dois, je vous jure que ça me porterait malheur. Tout ce que je peux accepter de vous, c'est... la moitié.
Claude (rasséréné) : Ah, la moitié du million.
Marie : Mais non, du billet, c'est-à-dire cinquante francs.
Claude : Je veux bien vous donner cinquante francs mais je ne veux pas accepter un million... ou alors... ou alors...
Marie : Ou alors... ?
Claude : ... ou alors, oh... ou alors, dépensons-le ensemble, oui tous les deux.
Ah, ça serait magnifique et ça serait délicieux...
Marie : Oui, mais c'est que, malheureusement...
Claude : Je sais, je sais.
Marie : Non, vous ne savez pas !
Ils sont face à face et il tient ses mains entre les siennes.
Claude : Si, je sais, je sais. Je sais que vous êtes fiancée, que vous allez vous marier !
Marie : Comment savez-vous cela ?
Claude : Par madame votre mère, trop heureuse de me l'apprendre ! Car elle s'est imaginé, je me demande vraiment pourquoi d'ailleurs, que je vous trouve jolie, que je suis sur le point de vous faire la cour. Seulement je sais aussi que votre fiancé est parti pour faire une période de treize jours. Or, vous savez, vous ne me connaissez pas, mais moi il ne me faut pas beaucoup plus de treize jours... pour dépenser un million. Ah, ça serait délicieux. Et puisque vous en épousez un autre que mois, il serait assez piquant de nous faire ensemble votre voyage de noces.
(Elle refuse en riant.)
Oh si, oh si, oh si, la charrue avant les bœufs, le voyage de noces avant la noce ! On va les faire nous aussi nos treize jours. Je vais vous faire pivoter, vous allez voir ça. On va faire la liste de toutes les choses qu'on a envie de faire, de voir ou de revoir. On va réaliser nos rêves et dans... treize jours, je vous conduirai à la mairie, pardon, à la porte de la mairie, et je vous dirai adieu, en vous souhaitant « bonne chance ». J'aurai dépensé mon million et j'ai déjà l'impression que ce sera le plus merveilleux souvenir de toute mon existence. Naturellement vous voyagerez sous mon nom !
(Marie réagit.)
Ah, les frères et les sœurs ont toujours le même nom de famille, car ce voyage, vous le ferez comme si vous étiez ma petite sœur.
(Changeant de ton)
Seulement, si nous voulons faire ça, il n'y a pas une minute à perdre ! Faut partir demain matin. Seulement, si on veut partir demain matin, il faut qu'on se retrouve ce soir à dix heures et qu'on dîne ensemble, afin d'étudier le plan de notre voyage ! Alors, écoutez-moi, je vous donne rendez-vous à six heures, mettons cinq heures et demie.
(Il la rattrape sur les marches de l'escalier.)
Hé ! Mettons cinq heures, déjà ça va être long de rester jusqu'à cinq heures sans se revoir je parle pour moi alors nous disons cinq heures devant les éléphants !
Marie : Quels éléphants ?
Claude : Ceux de l'Acclimatation. Je choisis les éléphants de préférence aux colibris, parce que de loin ça se voit mieux.
mercredi 18 février 2009
Aux deux colombes
Mais voila qu’un acteur, pauvre acteur sans emploi vient offrir ses services au nouveau producteur tandis que les passerelles déjà couronnent le décor.
(L’acteur frappe à la porte)
Le producteur : entrez
L’acteur : monsieur le producteur n’auriez pas un rôle pour moi dans votre film.
Le producteur : euh, non monsieur.
L’acteur : mais, n’oubliez pas que je peux tout jouer, les crétins, les poètes, les poivrots (il hoquette),
(L’acteur tend son chapeau au producteur)
Tenez moi ça un instant, les avocats, les militaires (il ce mets aux garde à vous), les mendiants (il tend la main), les millionnaires, les sourds (il met la main vers son oreille), les bègues (il bègue).
Le producteur : (il lui rend son chapeau et lui indique la sortie) Voulez vous jouer le rôle de quelqu’un qui s’en va s’il vous plait.
L’acteur (il sort du bureau outré) : aaah… aaah.
(L’acteur frappe à la porte)
Le producteur : entrez
L’acteur : monsieur le producteur n’auriez pas un rôle pour moi dans votre film.
Le producteur : euh, non monsieur.
L’acteur : mais, n’oubliez pas que je peux tout jouer, les crétins, les poètes, les poivrots (il hoquette),
(L’acteur tend son chapeau au producteur)
Tenez moi ça un instant, les avocats, les militaires (il ce mets aux garde à vous), les mendiants (il tend la main), les millionnaires, les sourds (il met la main vers son oreille), les bègues (il bègue).
Le producteur : (il lui rend son chapeau et lui indique la sortie) Voulez vous jouer le rôle de quelqu’un qui s’en va s’il vous plait.
L’acteur (il sort du bureau outré) : aaah… aaah.
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